Communiqué de presse CNAFC : Budget 2027 : le réarmement démographique qui défavorise les familles

Le projet de budget 2027, présenté jeudi en Conseil des ministres, prévoit de remplacer la majoration de retraite de 10 % accordée aux parents d’au moins trois enfants par un forfait de 125 euros (montant issu du rapport IGAS IGF). Il prévoit également de ne pas revaloriser les aides personnelles au logement (APL), « exceptionnellement en 2027 ».

Les Associations Familiales Catholiques (AFC) dénoncent des mesures injustes, qui frappent les familles au moment où leurs charges explosent.

Le forfait de 125 euros améliorera certes quelques petites retraites de femmes seules, et c’est une bonne nouvelle pour elles. Mais pour les familles, le foyer sera perdant. Cette mesure pénalise lourdement la retraite des familles nombreuses de la classe moyenne, qui ont sacrifié une partie de leur carrière et de leur pouvoir d’achat pour élever trois enfants ou plus.

Depuis les années 1980, les allocations familiales sont sous-indexées. Pour la première fois, la revalorisation serait nulle, alors que toutes les factures flambent : électricité, carburant et, bientôt, alimentation à la suite des canicules de l’été. Ce sont les familles les plus précaires et les plus nombreuses qui seront le plus mises à contribution, alors que ce sont elles qui assurent la stabilité de notre système social et de retraite.

Notre système de retraite et de sécurité sociale repose sur le nombre d’actifs. Or le désir d’enfants des Français (2,27) reste supérieur au nombre d’enfants qu’ils ont réellement (1,56). Il est donc d’une importance vitale pour la nation d’aider les Français à accueillir et à élever le nombre d’enfants qu’ils souhaitent. Le gouvernement ne peut pas, d’un côté, parler de « réarmement démographique » et, de l’autre, défavoriser près de 60 % des familles par la réforme de la majoration de retraite, et 591 000 familles par l’abaissement des plafonds de ressources pour les APL.

Les AFC demandent au gouvernement et au Parlement :

  • de renoncer à la suppression de la majoration de retraite de 10 % pour les parents de trois enfants et plus ;
  • de revaloriser les allocations familiales et les aides au logement, au minimum au niveau de l’inflation ;
  • de mettre en cohérence les arbitrages budgétaires avec l’ambition affichée de relance de la natalité.

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